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Brûlons Marco Sorel ! 5 août 2006

Posted by francois in le bureau.
4 comments

rocky4-15.jpgDes fois, le vent du changement et le désir de vaincre de l’homme sont si forts qu’aucun chien sale, pas même Marco Sorel (pour ceux qui ne savent pas qui est Marco Sorel, il est l’incarnation québécoise de Murphy, ce con qui dicte sa loi quand on a besoin, au contraire, qu’il reste bien tranquille dans son trou), ne peut lui faire obstacle.

Lundi dernier, je me suis levé avec la conviction que, si je me battais pour les choses que je voulais, rien ne m’arrêterait et qu’il était grand temps que mes désirs deviennent réalité, depuis le temps que la malchance me suivait. Et, pourtant, mercredi, j’apprends un nouvel échec pour un emploi intéressant. Malgré tout, je garde espoir, je crois en mon étoile, je suis convaincu que cette semaine sera la bonne. De toute façon, pour des raisons sans lien aucun avec le travail, ma semaine est déjà excellente. Je me dis qu’elle ne peut qu’avoir un dénouement positif.

Et, paf, jeudi, une autre mauvaise nouvelle tombe. Un de mes anciens employeurs chez qui j’essayais de retourner me refuse (un salaud mal baisé s’est mis dans le chemin pour des raisons nébuleuses – je n’ai jamais eu que des rapports corrects avec lui, pourquoi s’opposer à mon retour si ce n’est d’un power trip dont j’ai fait les frais – je le redis : CHIEN SALE !).

Mais voilà que le même jour, mon téléphone cellulaire sonne deux minutes après que j’eus aidé ma voisine et amie de 75 ans – cette femme est tellement extraordinaire que, quand je dis mon adresse à des gens du quartier, ils me disent que je reste dans ‘’son” bloc – à monter ses paquets chez elle (ça ne s’invente pas ! La providence existe !). Entrevue vendredi matin. Je me dis ”ça y est, ça ne peut être plus clair, voici ma chance”. J’ai utilisé à bon escient mon positivisme de la semaine et ma rage reliée au refus de mon ancien employeur et j’ai fait une bonne entrevue qui m’a valu une offre à la fin que j’ai acceptée.

Et voilà, c’est fait ! Fini de dépendre de contrats irréguliers pour arrondir mes fins de mois, fini de faire mon téteux avec tout ce qui bouge qui pourrait m’offrir de quoi d’intéressant, fini de regarder mon lâche de B.S. de voisin quand je sors en veston-cravate pour une entrevue pendant qu’il boit sa bière au soleil. Fini surtout de se savoir plus talentueux que la majorité des rédacteurs (ce n’est pas de la vantardise, je le sais, c’est tout – je sais lire les guides écrits par d’autres) et pourtant d’arriver second ou troisième partout où j’allais.

Un gros merci, donc, à tous ceux qui m’ont aidé et encouragé au cours des derniers mois, je ne suis pas du monde quand je suis sans emploi stable et, pourtant, vous avez été là. Merci, vous êtes fins et je vous aime. Quant à Marco Sorel, va chier ; en ce moment, je bois de la bière et, même si je sais que tu viendras m’embêter de temps à autre, tu vis présentement une sorte de Waterloo après des mois de victoire. Je t’avertis : moi, je ne t’enverrai pas en exil à l’ïle Ste-Hélène, je te ferai subir un sort semblable aux sorcières et aux antéchrists. Comme ça, tu arrêteras d’écoeurer mes amis qui, eux aussi, mériteraient bien de se débarrasser de toi pour quelque temps.