jump to navigation

Réponse à une conne 20 août 2006

Posted by francois in vie sociale.
add a comment

barbarakay.jpgPour ceux qui ne seraient pas encore au courant, ç’a l’air qu’on vit au Québécistan. Selon une ”journaliste” (si on peut appeler ça ainsi) canadienne anglaise (Barbara Kay, du National Post), le Québec serait accueillant pour les terroristes et un terreau fertile à l’antisémitisme. Vous pouvez lire son tas de merde et sa réplique aux réactions des journalistes québécois en cliquant ici.

Ce que je trouve amusant dans toute cette histoire, c’est que cette femme (si on peut appeler ça ainsi) juge le Québec tout entier à partir d’un échantillon de 15 000 personnes présentes à une manifestation. En fait, elle fait pire que ça. La majorité des gens présents ne lançaient pas des slogans anti-israéliens et ne brandissaient pas des drapeaux du Hezbollah. Elle se base donc sur quelques dizaines de personnes pour juger 7,5 millions d’habitants.

Si je voulais tomber dans la même bêtise qu’elle, je me baserais sur Clifford Olson, Paul Bernardo, Karla Homolka, Robert Pickton, Peter Woodcock, Wayne Boden et Michael Wayne McGray (merci à Wikipédia…) pour définir le Canada anglais. J’arriverais évidemment à la conclusion que le ROC est un ramassis de dépravés sexuels meurtriers pédophiles et dangereux. Mais ne tombons pas dans le panneau.

Prenons par contre la logique de madame Kay et appliquons-là à certains groupes en particulier et vous verrez ce qu’on peut penser d’elle. Certains Noirs commettent des crimes, donc tous les Noirs sont des criminels. Certains Arabes commettent des attentats terroristes, donc tous les Arabes sont des terroristes. Certains Italiens sont dans la mafia, donc tous les Italiens sont des pourris. Certains Québécois ont dénoncé les bombardements d’Israël au Liban, donc tous les Québécois…

Vous aurez deviné que madame Kay n’a fait que démontrer son racisme puant dans son article et elle se cache derrière son titre d’éditorialiste pour se donner le droit de dire n’importe quoi. J’aimerais maintenant la voir avoir le ”courage” de prendre le même raccourci raciste avec d’autres groupes que les Québécois, juste pour voir. Mais bien sûr, ça n’arrivera pas, parce que les racistes sont souvent des lâches et qu’au Canada anglais, et au National Post en particulier, on dirait qu’on peut chier sur le Québec sans problème (elle peut donc sévir sans avoir peur des conséquences – perdre sa job, par exemple). Les Canadiens anglais qui nous ont dit qu’ils nous aimaient un certain 27 octobre 1995 vont-ils se lever debout pour nous défendre devant le racisme méprisable de madame Kay ? Pour l’instant, c’est le silence complet de leur part, on dirait…

Les rois en maudit – Scène 5 20 août 2006

Posted by francois in les rois en maudit.
add a comment

guesclin01.jpgSCÈNE 5 – LE COUP DE LA BANANE

JEAN-RÉGIS VOGEL
- Chipounette, t’as-tu entendu la terrible nouvelle ? Les Mongols de Door Vader ont conclu une alliance avec les Maures de Max et ç’a l’air qu’ils ne seraient plus qu’à un jour de route d’arriver à notre château. Si on ne fait rien, on va en manger une tabarnak !

CHIPOUNET 1ER
- Vogel, mon ami, d’où tenez-vous ces écarts de langage devant le nouveau roi ? Veuillez, je vous l’ordonne, faire attention à votre façon de parler en ma présence.

VOGEL
- Eille, le cave ! T’as-tu déjà oublié les virées qu’on a faites ensemble à démolir des charrettes dans la Ville Lumière ? Je ne suis pas un de tes serviteurs, je suis un ami de longue date, même si je suis aussi ton forgeron.

CHIPOUNET 1ER
- Tout cela est bien vrai, mon cher, mais les choses ont changé désormais. Comme tout autre sujet du roi, vous me devez obédience et respect.

VOGEL
- Crisse, t’es un esti de malade ! Ça t’a monté à la tête, toute cette histoire-là.

CHIPOUNET 1ER (s’adressant à un grand costaud qui garde la porte)
- Garde Vert, veuillez emmener monsieur Vogel dans la tour du château pour qu’il puisse réfléchir à la portée de ses paroles.

(Vert emmène de force Jean-Régis Vogel dans le donjon. Le lendemain, les troupes mongoles et maures attaquent le château. La bataille fait rage.)

MGR RANDYNATOR
- Sire Chipounet, j’aurions peut-être tort, mais notre armée semble être en déroute. Vous devez vous rendre, Sire, pour mettre un terme au massacre.

CHIPOUNET 1ER
- Jamais ! Seriez-vous devenu fou, mon bon ami ? Je ne peux me rendre devant ces Mongols et ces Maures. Diantre ! Ce serait là faire preuve d’une faiblesse crasse.

(À ce moment précis, un Mongol sort de nulle part et désarçonne le roi Chipounet de son cheval. Le roi des Maures, Max 1er, arrive à la hauteur du roi impuissant.)

MAX 1ER
- Sire Chipounet, rendez-vous immédiatement. La bataille est perdue pour vous et vos hommes. Il n’y a ici plus que désolation et sang pour vous. Du coup, aucun autre choix ne se laisse à vous. Ne faites pas comme le singe qui veut la banane.

CHIPOUNET 1ER
- Le quoi ? Mais que racontez-vous, pauvre homme ?

MAX 1ER
- C’est pourtant simple, Sire. Laissez-moi vous le raconter. Dans mes contrées, il y a beaucoup de forêts et, parmi les nombreux animaux qui y vivent, il y a le singe. Le singe apprécie au plus haut point le goût délicieux des bananes. Un jour, nous avons eu l’idée de tendre des pièges aux singes en plaçant des bananes sur des porcs-épics, ces petites bestioles qui piquent. Nous trouvions amusant de voir les singes se piquer sur les porcs-épics sans point atteindre la banane. Mais nous avons remarqué, avec les lunes qui passaient, que certains singes étaient plus intelligents que d’autres, puisqu’ils se désintéressaient des bananes sur les porcs-épics et se concentraient désormais sur les feuilles des arbres. Nous avons ainsi pu étudier les moeurs de ces animaux et découvrir qu’il y avait des degrés d’intelligence chez les singes, tout comme chez les humains. Ce fut, Sire, toute une découverte.

MGR RANDYNATOR
- Parbleu, Sire Max, votre peuple semble être très intelligent. On dirait bien que le doc Mailloux, ce fou sénile de la cour du roi Adolf, se trompions sur votre cas.

MAX 1ER
- Vous m’enlevez les mots de la bouche, Monseigneur. C’est pourquoi, dans mes contrées, on dit souvent qu’il ne faut jamais sous-estimer un Maure vivant.

CHIPOUNET 1ER
- Excusez-moi, messires, mais vous semblez oublier que nous sommes en pleine bataille ici. Quel rapport y eut-il entre les singes et les bananes et votre volonté de me faire prisonnier, Sire Max ?

MAX 1ER
- Aucune, en réalité, Sire. J’aime juste raconter cette histoire et n’importe quelle occasion est bonne pour ce faire. Alors, vous rendez-vous ou attendez-vous que je donne l’ordre à mes hommes et à ceux du roi mongol, Door Vader 1er, de massacrer vos hommes jusqu’au dernier ?

CHIPOUNET 1ER
- Tudieu, si vous me promettez que, pour deux minutes au moins, vous arrêtiez de parler, d’accord, j’accepte, je me rends. Qu’il en soit ainsi.

MAX 1ER (criant au roi Door Vader 1er)
- Sire Door Vader, faites signe à vos hommes d’arrêter le combat. La victoire est à nous. Emmenez le roi Chipounet au cachot.

DOOR VADER 1ER
- Sire Max, je m’en ferai un plaisir personnel. Après ce que ce lâche a fait subir à ma précieuse Dame Blonde à Dara.(Chipounet 1er est fait prisonnier et les troupes mongoles et maures s’installent dans la capitale.)

FIN DE LA SCÈNE 5.

(À SUIVRE) – Scène 6 dans quelques jours