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Le principe de Grant 24 août 2006

Posted by francois in les femmes.
3 comments

hugh_grant0.jpgVous connaissez la loi de Murphy ? Le principe de Peter ? Le mythe de Sisyphe ? Les lois de Parkinson, de Brooks et de Pareto ? Vous savez ce qu’est une victoire à la Pyrrhus ? Le complexe d’Oedipe ? Une boîte de Pandore ? Un poulet à la King ?

Je ne vais pas beaucoup me faire aimer, mais il existe désormais ce qu’on pourrait appeler le principe de Grant. Fondée par l’acteur britannique Hugh Grant (les filles, je vous conseille de ne pas vous mettre à baver trop vite, vous n’allez pas aimer la suite), cette théorie dit que, contrairement à ce qu’elles disent, la plupart des femmes ont une peur bleue de l’engagement et ne cherchent qu’à trouver des sujets mous pour envoyer la faute de tout échec amoureux sur le dos de l’homme supposément terrorisé par l’engagement.

Bon. Déjà, je suis certain que tout mon lectorat féminin me hait et crie mon nom de rage (c’est bien, continuez, j’aime quand une femme crie mon nom, peu importe la raison). Mais voilà, ce n’est pas ma théorie, c’est celle de Hugh Grant. Voici pourquoi, il y a quelques années de cela, le séduisant charmeur de ces dames a décidé de tout laisser tomber pour ne faire affaire, désormais, qu’avec des professionnelles (lire prostituées) : selon Grant, les femmes cherchent volontairement les hommes insensibles et inattentionnés dans une sorte de retour à l’enfance (le complexe de Barbie et Ken) en se disant qu’elles vont jouer à la poupée avec le nono en question. Lorsque l’homme insensible et nono ne change pas, tel que même Jojo Savard aurait pu le prédire, la femme se retourne et blâme l’homme d’être incapable de s’engager dans une relation sérieuse, alors que c’est elle qui a choisi un homme peu sérieux dès le départ.

Voici où ça se corse : la femme rencontre un homme sérieux prêt à s’embarquer dans une relation stable. Dans ce cas-là, dès les premiers signes de sérieux de la part de l’homme, la femme va réclamer un peu d’air et va se plaindre que l’homme est envahissant, qu’il ne la laisse pas respirer. C’est le syndrome du téléphone. Si l’homme ne rappelle pas dans les quelques jours qui suivent un rendez-vous, c’est un salaud, mais s’il appelle, il est perçu comme désespéré et envahissant. Bref, l’homme est donné perdant dès le premier rendez-vous.

Il y a bien quelques solutions, certaines plus satisfaisantes que d’autres : l’homme peut enchaîner la fille dès le premier rendez-vous et demeurer avec elle dans sa cave 24 heures sur 24 pour s’assurer que le premier rendez-vous ne se termine jamais, il peut collectionner les histoires d’un soir comme ce cher Gosselin ou il peut faire comme Hugh Grant et ne faire affaire qu’avec des professionnelles qui ne demanderont que de l’argent en retour d’un sourire et plus encore. Il peut aussi se faire ermite et décider que la vie au milieu d’humains est surévaluée.

Le principe de Grant peut donc se résumer ainsi : une femme n’est jamais contente que lorsqu’elle mène un mou (un Carlos) par le bout du nez. Tous les autres hommes doivent donc se résigner à des relations compliquées, tordues, invivables et débilitantes ou à cracher le cash à des femmes qui savent comment plaire à un homme.

En passant, un petit avis pour tous ceux et celles qui croient que je suis en train de prétendre que ce principe est une vérité de La Palice, vous me connaissez mal : j’aime provoquer et j’aime partir sur des préceptes un peu débiles parfois. En fait, j’évoque surtout ce principe pour que je puisse éventuellement utiliser cette expression si j’en ai envie. Par exemple, si, une journée, je trouve les femmes trop compliquées (ça arrive à tous les hommes), je citerai le principe de Grant avec humour.