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Tout le monde en bave – Épisode 10 11 août 2007

Posted by francois in tout le monde en bave.
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tlmeb.jpg(ATTENTION : Ceci est ma nouvelle histoire de fiction. Toute ressemblance avec des personnes réelles est tout à fait fortuite… Le sujet est délicat. Si vous avez peur de vous reconnaître dans certains personnages controversés, ce n’est pas pour vous. Bref, si ça vous insulte de vous trouver des ressemblances avec des proxénètes, des vendeurs de drogue, des policiers et des travailleurs de prison véreux, des drogués sans espoir, des désespérés, des prostituées et leurs clients, NE LISEZ PAS. Sinon, amusez-vous bien à découvrir cet univers où tout le monde il est croche, tout le monde il est sale. Toutes ces conneries sortent tout droit de mon cerveau et de celui de Serge, nous n’avons fait aucun test sur les humains ou les animaux pour produire cette ”oeuvre”. S’il y a des invraisemblances, ce n’est pas de notre faute, Mindy n’était pas disponible pour nous guider dans la création.)

DIXIÈME ÉPISODE – DEUX GROSSES MOLLES

CLAUDIA – Brews, mon amour, c’est moi, c’est Claudia, ta chérie.

SAMELY (une des escortes asiatiques de l’agence) – Je ne pense pas qu’il t’entend, Claudia. Ils l’ont gelé ben dur, r’garde.

CLAUDIA – Oh ! Oui, c’est vrai, le pauvre chou, il est gelé ben dur. J’aurais dû m’en rendre compte, ça saute aux yeux.

SAMELY – Tu dois avoir hâte qu’il se réveille, hein, Claudia ?

CLAUDIA – Mets-en. Mais j’sais pas par où commencer. J’ai tellement de choses à lui dire. Et pas toutes des bonnes.

BREWS – Eubeumeurkbeuf… Ouapilibivili…

SAMELY – Regarde, Claudia, il se réveille !

CLAUDIA – C’est vrai ! Mon Dieu, il bave tout partout. Attends, mon amour, je vais t’essuyer.

BREWS – Euh beu… eille, câlisse, qu’est-ce tu fais là, ciboire ?

CLAUDIA – Ben, j’t’essuie, t’es plein d’bave pis d’morve. Pis tu pues que l’diable. Ils t’ont pas lavé après l’opération, coudonc ?

BREWS – De yousse que j’chu ? Qu’est-ce qui est arrivé ?

CLAUDIA – Tu t’es fait tirer dessus, Brews. C’est un miracle que t’es encore vivant.

BREWS – Hein ? Eille, pis comment ça s’fait que j’sens rien pantoute alors que j’ai deux de mes pitounes préférées icitte ?

CLAUDIA – Ben, mon amour, les docteurs nous ont appris une ben mauvaise nouvelle tantôt.

SAMELY – Ouais, Brews, tu seras pas content.

BREWS – Quécé qu’y a ?

CLAUDIA – Ben, t’es catatonique, chéri.

BREWS – Quoi ?

SAMELY – Non, y a pas dit ‘catatonique’, me semble que c’était ‘paramagique’ ou quèk chose de même. Ou peut-être ‘trisomique’.

BREWS – Hein ! Je suis trisomique ! Câlisse, quessé m’as faire ?

LE PETIT VIEUX VOISIN DE CHAMBRE – Crisse que vous êtes caves, ciboire ! J’ai jamais vu ça en près de 80 ans de fréquentation des hôpitaux. Le médecin, y a dit qu’y était paraplégique. Ça veut dire qu’y peut pus marcher, pis qu’y sent rien à partir de la ceinture.

BREWS – Quoi ? Ça veut dire que si eux autres me sucent, je sentirai rien ?

DARIA, LE PETIT NEVEU DU VOISIN DE CHAMBRE – Essayez, vous allez voir.

(Les deux filles baissent le drap du lit de Brews et commencent à lui faire une pipe en duo. Le petit neveu filme la scène avec son téléphone cellulaire.)

DARIA, LE PETIT NEVEU DU VOISIN DE CHAMBRE – Wow ! Ça s’en va sur Youtube, ça. J’vas appeler ça, ‘les belles et le mou’.

BREWS – Merde, y a raison, l’tabarnak. J’bande pus pantoute. Aucune réaction !

(Brews se met à délirer quelques instants, répétant inlassablement ‘Kill me, I’m asking you to kill me, why won’t anybody kill me?’, pendant que One de Metallica joue à tue-tête – Darkness Imprisoning Me, All That I See, Absolute Horror, I Cannot Live, I Cannot Die, Trapped in Myself, Body My Holding Cell.)

CLAUDIA – Ouais, pis c’est pas la seule mauvaise nouvelle que j’ai à t’annoncer, mon chéri.

BREWS – Ben là, c’est déjà assez grave, ça. En plus, ce p’tit cave-là va mettre ma contre-performance horrible sur le Net.

(Le petit neveu du voisin de chambre fait un clin d’œil à Brews. Il est visiblement tout fier de son coup.)

CLAUDIA – J’ai l’VIH, Brews.

BREWS – OK, c’est ça, l’autre mauvaise nouvelle ?

CLAUDIA – Ben oui, épais. C’est grave. Si j’fais pas attention, m’as aussi pogner l’SIDA.

SAMELY – Moi, j’ai un début d’grippe.

BREWS – J’ai eu peur, j’pensais qu’t’allais m’annoncer qu’t’étais enceinte pis qu’j’suis l’père.

CLAUDIA – Ben, ça aussi, ça s’peut…

BREWS – Comment ça, ça s’peut ?

CLAUDIA – Ben, j’suis juste pas certaine à 100% qu’c’est toi l’père. Ça pourrait aussi être Big Boy, tu sais, mon client régulier.

BREWS – Tu baisais avec lui sans condom ou quoi ?

CLAUDIA – Depuis quèk temps, oui. En fait, j’ai aussi baisé sans condom avec J-P et un gars avec les cheveux longs qui voulait qu’je l’appelle par son surnom.

BREWS – Crisse, t’as baisé avec J-P ? Quand ça ?

CLAUDIA – Y s’sentait seul certains soirs avant toute la marde avec le ‘Arm Breaker’, fais qu’je l’soulageais. J’vois pas c’qui a de mal à ça.

BREWS – Ben, c’est parce que j’pensais qu’c’était spécial, nous deux.

CLAUDIA – Ça l’est, mon chou. Avec toi, c’est ben différent d’avec tous les autres. T’es mon p’tit Chipou d’amour.

BREWS – Claudia, faut qu’j’te dise. Y a jamais eu une fille qui m’a fait me sentir comme je me sens quand j’t’avec toi.

CLAUDIA – C’est vrai ?

BREWS – T’as toujours su me faire exploser. Tu l’sais, quand on est ensemble, ça coule de source ent’ nous deux. J’en brûle tellement qu’ça m’fait mal. T’es comme une drogue pour moi. T’es la charrue qui tire mes bœufs. La viande sur mon moignon.

CLAUDIA – C’est beau, c’que tu m’dis, Brews. T’es fin.

SAMELY – Euh, j’veux pas ruiner vot’ beau moment, mais moi aussi, j’suis là pour une bonne raison.

CLAUDIA – Comment ça ? J’pensais qu’t’étais juste venue pour du soutien moral ?

SAMELY – Pas vraiment. J’voulais juste dire à Brews de pas s’inquiéter, j’ai été m’faire avorter la s’maine passée. J’te f’rai pas d’trouble, Brews.

BREWS – Euh…

CLAUDIA – Quoi ? Tu l’as mise enceinte ? Sacrement, elle a plus que 20 ans plus jeune que toi. Esti d’cochon sale !

BREWS – Crisse, r’viens-en, j’t’un pimp, pas un prince charmant, ciboire. À quoi tu t’attendais ? Pis r’garde-là comme du monde. T’a baiserais pas, toi ?

DARIA, LE PETIT NEVEU DU VOISIN DE CHAMBRE – Moi oui, en tout cas.

SAMELY – T’as-tu 200$ ?

BREWS – Depuis quand tu montes tes prix de même, toi ?

SAMELY – Ben là, Brews. J’suis rendue à mon compte astheure. J’t’une indépendante. J’peux ben charger c’que j’veux. Devil’s Daughters, c’est mort, man.

DARIA, LE PETIT NEVEU DU VOISIN DE CHAMBRE – Eille, mon vieux, tu m’passerais-tu 200$ ? C’est pour une bonne cause, r’garde ça.

LE PETIT VIEUX VOISIN DE CHAMBRE – Bon, teins, pis fais pas comme la dernière fois. Cette fois, essaye de tougher plus que 5 minutes avant de venir. Tu l’sais qu’les filles aiment pas ça. Fais confiance à un vieux routier.

BREWS – C’est vrai, ça, l’kid.

DARIA, LE PETIT NEVEU DU VOISIN DE CHAMBRE – Crisse, t’étais-tu obligé d’raconter ça d’vant eux autres ? Moi, j’te raconte pus mes histoires de cul avant d’t’endormir.

(Le jeune homme quitte la chambre d’hôpital en compagnie de Samely.)

CLAUDIA – J’en r’viens pas qu’tu m’trompais autrement que juste pour tester les nouvelles filles, esti.

BREWS – Ben oui, mais Claudia, faut qu’tu comprennes. Avec le nombre de gars qu’tu faisais par jour, t’étais pas tout l’temps ben ben fraîche quand qu’on se voyait, t’sais. Fallait ben que j’compense quèk part. Pis tu l’sais qu’j’aime ça quand c’est tight.

CLAUDIA – Tu dis n’importe quoi.

BREWS – Ah, come on, sois pas fâchée pour rien. R’garde, pour te prouver que c’est différent avec toi, m’as t’payer ton avortement. Samely, j’y ai jamais donné d’argent, fais qu’c’est sûrement elle qui a payé pour. Mais toi, j’veux bien payer. C’est à c’point-là que j’t’aime.

CLAUDIA – Tu comprends pas, Brews. Si c’est not’enfant, j’veux l’garder.

BREWS – Pis ton chum Rick ? Tu penses pas qu’y va vouloir me tuer mais qu’il l’apprenne ?

CLAUDIA – J’ai une idée. On s’sauve au Maroc juste toi pis moi, pis on s’marie. J’vois ça d’ici, on va s’déguiser, qu’est-ce que t’en penses ?

(Brews ressent un malaise et se met à vomir sur le côté du lit. Claudia appelle une infirmière. Une grosse madame arrive en courant.)

MADAME FOOTBALL L’INFIRMIÈRE – Madame, je vais devoir vous demander de quitter, s’il vous plaît. Il ne faut pas trop l’épuiser. Il récupère d’une dure opération. Et il va avoir besoin de toute son énergie au cours des prochains mois. Vous savez, il a tout un processus d’adaptation à affronter désormais.

CLAUDIA – Oui, je sais, c’est horrible, il ne peut plus bander.

MADAME FOOTBALL L’INFIRMIÈRE – Marcher, surtout. Il ne peut plus marcher, Madame. C’est très grave.

CLAUDIA – Ça doit être parce que vous êtes grosse et laide que vous trouvez que c’est pire, un homme qui n’peut plus marcher. Si au moins il pouvait baiser, ce s’rait moins pire pour lui.

MADAME FOOTBALL L’INFIRMIÈRE –Vous n’étiez pas obligée de m’insulter, Madame. Maintenant, sortez. Je dois m’occuper de lui.

(Claudia quitte l’hôpital et Madame Football l’infirmière nettoie les dégâts causés par Brews et le lave à la débarbouillette. L’épisode se termine ainsi au son d’Iris, des Goo Goo Dolls : And all I can taste is this moment, And all I can breathe is your life, ‘Cause sooner or later it’s over, I just don’t want to miss you tonight. And I don’t want the world to see me, Cause I don’t think that they’d understand, When everything’s made to be broken, I just want you to know who I am.)

Commentaires»

1. Chipounet - 12 août 2007

Le Goncourt ? Le Pulitzer ? Le Nobel ? D’la marde ! Faut créer le prix Desbiens !!! Ça sert pu à rien que quiconque écrive quoi que ce soit. Reste pu rien. Deux autres épisodes, pis t’as fait le tour. Faudrait songer au suicide après, histoire de pas diminuer ton oeuvre.