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Tout le monde en bave – Épisode 11 21 août 2007

Posted by francois in tout le monde en bave.
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tlmeb.jpg(ATTENTION : Ceci est ma nouvelle histoire de fiction. Toute ressemblance avec des personnes réelles est tout à fait fortuite… Le sujet est délicat. Si vous avez peur de vous reconnaître dans certains personnages controversés, ce n’est pas pour vous. Bref, si ça vous insulte de vous trouver des ressemblances avec des proxénètes, des vendeurs de drogue, des policiers et des travailleurs de prison véreux, des drogués sans espoir, des désespérés, des prostituées et leurs clients, NE LISEZ PAS. Sinon, amusez-vous bien à découvrir cet univers où tout le monde il est croche, tout le monde il est sale. Toutes ces conneries sortent tout droit de mon cerveau et de celui de Serge, nous n’avons fait aucun test sur les humains ou les animaux pour produire cette ”oeuvre”. S’il y a des invraisemblances, ce n’est pas de notre faute, Mindy n’était pas disponible pour nous guider dans la création.)

ONZIÈME ÉPISODE – ET LA JUSTICE, BORDEL ?

 

(Une fois sorti de l’hôpital, Brews a à peine le temps de commencer sa réhabilitation que les policiers débarquent chez lui. Les plaintes contre lui sont accablantes : avoir vécu des fruits de la prostitution, gestion d’un réseau de prostitution juvénile (pour les deux mineures), possession de drogue et d’armes… et viol ! La belle Samély avait en effet porté plainte, à la suggestion de Daria, son nouveau copain et client fidèle. Brews allait donc devoir prouver que la ‘relation sexuelle’ qu’il a eue avec la jeune Asiatique dans sa chambre d’hôpital était de nature consentante, une tâche plus qu’ardue, compte tenu de son occupation illégale et de la société actuelle prête à condamner aveuglément n’importe quel homme accusé de violence ou d’agression.)

BREWS – Pis, Maître Paco, on est-tu prêts pour l’audience ?

MAÏTRE PACO – Euh, ben, c’est-à-dire que…

BREWS – Qu’est-ce qu’y a ? Vous avez tous les dossiers ? On va se défendre, esti ? C’est pas vrai que je m’en va faire d’la prison pour viol, ciboire !

MAÏTRE PACO – J’ai une mauvaise nouvelle. Vous n’allez pas me croire.

BREWS – Quoi ? Envoye, dis-lé.

MAÏTRE PACO – Quand je suis allé vous visiter à la prison hier matin, j’ai laissé mes documents dans la salle commune des visites. Je me suis dit que, de toute façon, je retournais à la prison ce matin. Hé bien, croyez-le ou non, on m’a volé ma mallette avec  tout votre dossier.

BREWS – Vous m’en direz tant…

MAÏTRE PACO – Je ne sais pas quoi faire. On pourrait demander un ajournement.

BREWS – Euh… attendez, vous êtes sérieux, là ? C’est pas une joke, vot’ affaire ?

MAÎTRE PACO – Ben non. Faudrait vraiment que je sois un idiot pour blaguer à un tel moment.

BREWS – C’est vrai qu’y faudrait vraiment qu’vous soyez un idiot…

(Brews va dans la salle de bain du palais de justice. Une fois seul, il se met à gueuler contre son imbécile d’avocat. Mal pris, il peut difficilement se défendre seul puisque ce sera alors sa parole – celle d’un pimp – contre celle d’une pauvre petite fille mignonne qui s’est retrouvée bien malgré elle dans les griffes d’un horrible réseau inhumain de prostitution et qui s’en est sortie grâce à un courage digne des meilleurs téléfilms de TVA.)

BREWS – Bon. Envoye, sacrement, on y va.

MAÎTRE PACO – Euh… êtes-vous sûr que vous voulez y aller comme ça ?

BREWS – Oui. Faites-moi pas chier.

(Ils entrent dans la salle. Le juge demande à tous de s’asseoir.)

L’HONORABLE JUGE PINGOUIN – Monsieur Brews, qu’est-ce que ce curieux accoutrement ?

BREWS – C’est ainsi que j’ai souhaité m’habiller ce matin, votre Horreur.

 L’HONORABLE JUGE PINGOUIN – Mais… vous portez une couche, Monsieur Brews.

BREWS – Vous avez mal regardé, votre Horreur.

L’HONORABLE JUGE PINGOUIN – Mais… mais… c’est le drapeau canadien que vous portez en couche !!!

BREWS – Oui, votre Horreur. C’est là tout le dédain que je ressens par rapport à ce pays dont le système de justice protège les riches saloperies d’Outremont et incarcère sans sourciller tous les sans-espoir qui essaient de s’en sortir, comme moi. En quoi suis-je plus dangereux pour la société, votre Horreur, qu’un minable qui vole les fonds de retraite de milliers d’employés ? Tout ce que j’ai fait, votre Horreur, c’est procurer du plaisir, par pitounes interposées, à ces big shots qui se croient tout permis. Et cette jeune femme, qui prétend que je l’ai violée, allez sur Youtube et vous verrez que son visage est resplendissant de bonheur quand elle a mon pénis dans sa bouche. D’accord, il était mou à ce moment, mais elle a bien tout tenté, la pauvre. Feriez-vous ça, votre Horreur, vous, si on vous violait, essaieriez-vous de faire bander votre violeur ?

L’HONORABLE JUGE PINGOUIN – Comment savez-vous tout ça, vous ?

BREWS – Savez-vous quoi ? Je ne comprends pas… oh… attendez, je crois que je comprends. Mon Dieu, votre Horreur, j’espère que ça n’a pas été trop pénible.

L’HONORABLE JUGE PINGOUIN – Ce n’est pas de vos affaires. Un peu d’ordre dans cette salle. Revenons au procès.

BREWS – Oups…

L’HONORABLE JUGE PINGOUIN – Oups, quoi ?

BREWS – Je crois que je viens d’exprimer physiquement ce que je ressens par rapport au drapeau canadien…

L’HONORABLE JUGE PINGOUIN – Bon, c’est assez ! Monsieur Brews, je vous déclare coupable d’outrage au tribunal et je vous nomme combattant ennemi.

BREWS – Eille, come on, je veux pas aller à Guantanamo. Y fait chaud que l’crisse là-bas. J’haïs ça, la chaleur. Faites pas chier, on n’est pas aux États icitte.

L’HONORABLE JUGE PINGOUIN – Tant pis pour vous, vous n’aviez qu’à y penser avant. La séance est levée.

MAÎTRE PACO – Objection ! Je demande un appel.

L’HONORABLE JUGE PINGOUIN – Euh… Maître Paco, sauf votre respect, vous devez d’abord évaluer ma décision et le cas avant de demander un appel. Connaissez-vous la procédure ?

MAÎTRE PACO – Ben, je l’avais dans un livre il y a quelques années, mais on me l’a volé quand je suis allé dans un bordel en Thaïlande avec mon ami Flabras.

L’HONORABLE JUGE PINGOUIN – Vous avez amené le guide de la procédure canadienne dans un bordel thaïlandais ?

BREWS – T’es allé en Thaïlande avec Flabras ? Crisse, pis c’est moi qu’y veulent mettre en tôle… quelle justice de merde.

L’HONORABLE JUGE PINGOUIN – Un peu plus et je serais d’accord avec vous, Monsieur.

BREWS – Voulez-vous une couche Canada ? J’peux vous en fournir une…

(Alors que Brews semble se diriger tout droit vers Guantanamo, Frank est déjà dans une cellule de prison et paraît condamné à y rester un bon bout de temps. Mais a-t-il vraiment dit son dernier mot ?)

FRANK – Salut, Mireille, pis ‘Prison Break’, c’était bon ?

MIREILLE – Mets-en. C’est trop ‘hot’. Y a une scène où qu’on voit Wentworth torse nu, j’capotais, c’était trop fort…

FRANK – Oui, bon, j’suis sûr que t’as ben aimé ça…

MIREILLE – Attends, j’ai pas fini d’te raconter. Pis là, il transpirait, pis…

FRANK – Eille, t’as-tu oublié pourquoi t’es venue ici aujourd’hui ?

MIREILLE – Bon, bon, OK, d’abord. Maudit qu’t’es plate, pareil.

FRANK – Ça paraît qu’c’est pas toi qui dort à côté d’une espèce de sosie de Shrek depuis trois semaines… Bon, t’as-tu amené Gontrand ?

MIREILLE – Oui, j’ai tout amené c’qu’y fallait. T’es-tu sûr qu’ça va marcher ? Si ça marche pas, m’as être dans ‘marde un peu pour rien, moi là.

FRANK – Écoute, ça fait trois semaines que j’analyse ces gars-là. Fais-moi confiance. Ça va marcher.

MIREILLE – Bon. J’suis prête. J’suis nerveuse au max, mais ça devrait aller.

FRANK – T’es capable, j’en suis sûr. Mireille…

MIREILLE – Quoi ?

FRANK – Euh… rien. J’voulais juste te dire merci. Une chance que t’es là.

MIREILLE – Ouais, rappelle-toi-z-en mais qu’on se r’voit, OK ?

(Frank et Mireille se lèvent de la table à laquelle ils étaient assis dans la salle commune de visite de la prison. Mireille sort son lecteur MP3 de son sac à dos, qui n’avait pas été fouillé, parce que le garde à l’entrée trouve Mireille craquante. La jeune femme branche le lecteur sur deux petits haut-parleurs et ‘Beautiful Liar’ de Beyoncé et Shakira se met à jouer. Mireille, qui portait une casquette, la fait tomber d’un geste brusque de la tête et laisse tomber une longue tignasse de cheveux. Sans perdre de temps, elle commence à déboutonner son chemisier sous l’œil soudain attentif des gardiens de sécurité.)

UN GARDIEN – Eille, les gars, vite, des totons, câlisse !!!

UN AUTRE GARDIEN – Hein, quoi ? Vite, où ça, des totons ?

UN AUTRE GARDIEN – Wow ! Des totons ! Eille, faut l’dire à tout l’monde de venir voir ça ! Des totons, les gars !!!

UN GARDIEN, À L’INTERCOM DE LA PRISON – Appel à tous ! Des totons dans la salle commune. C’est une urgence. Tous à la salle commune.

(En moins de deux, une émeute est déclenchée dans la prison. Les gardiens courent dans tous les sens, les prisonniers aussi, une forte sirène se fait entendre pour avertir de l’événement – les totons. Avant de quitter la salle commune en marchant tranquillement sans se faire déranger, Frank se retourne une dernière fois en direction de Mireille, qui vient de sortir Gontrand, son vibrateur, de son sac.)

FRANK – (il pense tout haut, mais personne ne l’entend) Ah Mimi… quelle femme incroyable, vraiment. Des fois, j’me demande, si j’avais pu un jour ressentir quelque chose pour quelqu’un, peut-être que…

UN GARDIEN – Eille, tasse-toi d’là, tu m’caches la vue, mon gars. Des totons, ciboire !

(Frank se tasse un peu et sort de la pièce.)

FRANK – Bah… moi, j’aimerai une femme seulement le jour où les cochons tomberont du ciel. J’suis pas fait pour ça. Au r’voir, Mimi. À bientôt.

(Frank sort de la prison sans problèmes, alors que des forces policières viennent de toute la ville et débarquent en hélicoptère pour venir voir l’événement – les totons – dans un grand brouhaha. La chanson ‘Here I Go Again’ de Whitesnake suit Frank qui marche tranquillement dans les rues, désormais libre, mais seul. An’ here I go again on my own, Goin’ down the only road I’ve ever known, Like a drifter I was born to walk alone, An’ I’ve made up my mind, I ain’t wasting no more time.)

Commentaires»

1. Matt Rack, gardient de prizon - 23 août 2007

Hey le bozo ! Les gardient de prizon emme pas jusse lé totons ! On emme lé cu ossi !