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Tout le monde en bave – Bande annonce 10 juillet 2007

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tlmeb.jpgÀ ne pas manquer, dans le prochain épisode de Tout le monde en bave :

LECTRICE DE NOUVELLES – Une prostituée de rue d’origine ukrainienne, Nadia Vaklova, a été retrouvée évanouie sur la rue Ontario ce matin. Un individu d’origine proche-orientale lui aurait sauvagement brisé le bras. La police n’a aucun indice si ce n’est que l’homme portait un chandail de l’équipe nationale italienne de soccer.

( Le « Arm Breaker » court-il dans les rues de Montréal ? Qu’arrivera-t-il aux filles de l’agence de Frank et Brews ?)

CLAUDIA – Moi, je veux plus faire ça. J’arrête, Frank. C’est pas vrai qu’un malade va s’attaquer à moi. Y est plus question que je travaille icitte.

FRANK – Claudia, tu peux pas nous faire ça. T’es la plus grosse de l’agence, le monde appelle tout le temps pour toi…

(Frank réussira-t-il à convaincre Claudia de rester au moins un soir de plus ? Des nuages sombres font craindre le pire pour Devil’s Daughters.)

FRANK – C’est fini. Je tire la plogue. J’en peux plus de tout ça.

(Une terrible tragédie attend nos héros.)

LECTRICE DE NOUVELLES – La mort était au rendez-vous ce soir dans le stationnement d’un hôtel de passe du centre-ville de Montréal. L’incident a eu lieu peu de temps avant 21 h 30.

(Ne manquez pas le prochain épisode fertile en rebondissements, un épisode double au cours duquel nos héros tireront le diable par la queue peut-être une fois de trop.)

Un ami dans le besoin est un véritable ami 9 juillet 2007

Posted by francois in le bureau.
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Vous aimez les proverbes africains ? Avouez que, pour faire de l’esprit, les Africains sont durs à battre. Un de mes collègues m’a envoyé ça aujourd’hui (oui, on travaille, mais on n’est pas des workaholics débordés incapables d’apprécier un peu la vie; si ça vous dérange, changez de job, parce que ça veut dire que la vôtre vous stresse trop). Je me suis dit que je partagerais ça avec vous (les commentaires entre parenthèses sont de moi) :

Proverbes africains

Tous les blancs ont une montre, mais ils n’ont jamais le temps.
(C’est tellement vrai ! LOL!)

Quand tu marches, le pagne dure; quand tu es assis, le pagne s’use.

Un grain de maïs a toujours tort devant une poule.
(Qui oserait dire le contraire ?)

Un seul doigt ne peut prendre un caillou.
(Essayez juste pour voir.)

Le fleuve fait des détours parce que personne ne lui montre le chemin.
(C’est sans doute pour ça que le fleuve est un nom masculin : il ne demande pas son chemin quand il est perdu.)

Celui qui mange une noix de coco fait confiance à son anus.
(Celui-là, c’est notre préféré au bureau, on l’a ri en si-vous-plaît. Très profond comme proverbe…)

Le mensonge donne des fleurs mais pas de fruits.

C’est celui qui n’a jamais exercé qui trouve que le pouvoir n’est pas plaisant.

La figue ne tombe jamais en plein dans la bouche.
(Tout à fait !)

L’œuf ne danse pas avec la pierre.
(Imagé, n’est-ce pas ?)

Ce qui est passé a fui; ce que tu espères est absent; mais le présent est à toi.

Il faut que le hasard renverse la fourmi pour qu’elle voit le ciel.
(Je n’aurais pas pu mieux le dire.)

L’amitié n’existe pas, sinon l’eau refuserait de cuire le poisson qu’il a élevé.
(Celui-là, si vous êtes capable de me l’expliquer, félicitations !)

Le lion dort avec ses dents.
(Contrairement à Chipounet, qui enlève son dentier pour dormir ?)

Ce n’est pas parce que le lion a maigri que tu vas l’appeler chat!
(Par contre, si Madame Football maigrit, on va pouvoir l’appeler femme plutôt que chose – OK, c’est méchant, mais puis après ? Je ne suis pas là pour gagner un concours de gentillesse.)

Celui qui a vu lion et puis celui qui en a entendu parler n’ont pas la même façon de courir.

La parole, c`est une charge de fusil, si elle s`échappe on ne peut pas la rattraper.

La langue fait plus mal que les dents.
(Celui-là ne s’applique pas dans toutes les circonstances, OK, les filles… LOL!)

Ne te lasse pas de crier ta joie d’être en vie et tu n’entendras plus d’autres cris.

Tu ne vas pas manger piment dans ma bouche.

Si vous en connaissez d’autres et que vous souhaitez les partager avec nous, ne vous gênez pas. Il y a aussi le site Web suivant : http://kolwezikat.free.fr/proverbes.htm, qui en contient une beurrée (dont certaines perles comme «l’amour est aveugle, il faut donc toucher», «Qui est pressé d’avoir un enfant épouse une femme enceinte» ou «Qui veut souffrir, traîne son sexe dans la fourmillière») . Amusez-vous bien.

Olé, olé, olé, olé… olé, olé… 4 juillet 2007

Posted by francois in vie sociale.
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girl_soccer_fans_26.jpgC’est le fun, la Coupe du monde de soccer des moins de 20 ans ! Je suis allé voir États-Unis – Pologne et Brésil – Corée du Sud hier soir et j’ai eu droit à tout un spectacle. Premièrement, un Stade Olympique rempli de monde, c’est trippant. Ce qui était plate au Stade,  c’était 8000 personnes pour voir le baseball. Que dis-je ? Ce qui était plate au Stade, c’était le baseball tout court.

Deuxièmement, j’ai vu de futures vedettes en Freddy Adu, des États-Unis (ce gars-là est étourdissant, quel joueur extraordinaire), et Alexandre Pato, du Brésil. J’ai aussi découvert la superbe équipe coréenne et, après ce que j’ai vu hier, j’ai une prédiction qui ne plaira pas à tous : les Américains joueront une finale de Coupe du monde avec la génération actuelle des moins de 20 ans, donc d’ici une douzaine d’années – hé oui, ils sont bons à ce point, je crois.

Troisièmement, autre plaisir qu’on ne saurait bouder et qui va main dans la main avec le soccer : les fans. Des vrais fêtards qui crient et qui chantent pendant des heures. Et que dire des partisanes brésiliennes ? Tout simplement à couper le souffle. Dans le métro hier soir, j’ai sans doute vu une des cinq plus belles femmes que j’ai eu le plaisir de voir de toute ma vie. Au point où j’en ai rêvé – sans farces !  Si elle avait été la seule, je dirais OK, c’est de la chance, mais non, c’était une véritable délégation de super pitounes qui ont attaqué le Stade Olympique hier soir. En comparaison, un colloque de mannequins ou de danseuses ne fait pas le poids.  Et vous ai-je dit que tout ce super spectacle auquel j’ai été choyé ne m’a coûté qu’un petit 10 $ ? J’aurais été cave de m’en priver. Des fois, c’est vrai qu’on n’a pas besoin de dépenser beaucoup dans la vie pour avoir du plaisir !

Tout le monde en bave – Épisode 6 2 juillet 2007

Posted by francois in tout le monde en bave.
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tlmeb.jpg(ATTENTION : Ceci est ma nouvelle histoire de fiction. Toute ressemblance avec des personnes réelles est tout à fait fortuite… Le sujet est délicat. Si vous avez peur de vous reconnaître dans certains personnages controversés, ce n’est pas pour vous. Bref, si ça vous insulte de vous trouver des ressemblances avec des proxénètes, des vendeurs de drogue, des policiers et des travailleurs de prison véreux, des drogués sans espoir, des désespérés, des prostituées et leurs clients, NE LISEZ PAS. Sinon, amusez-vous bien à découvrir cet univers où tout le monde il est croche, tout le monde il est sale. Toutes ces conneries sortent tout droit de mon cerveau et de celui de Serge, nous n’avons fait aucun test sur les humains ou les animaux pour produire cette ”oeuvre”. S’il y a des invraisemblances, ce n’est pas de notre faute, Mindy n’était pas disponible pour nous guider dans la création.)

SIXIÈME ÉPISODE – NUS COMME DES VERS

 

M. McGILL – Vous savez, la vie, c’est loin d’être facile pour un homme comme moi. Tout petit, les filles riaient de moi, j’étais le rejet que tout le monde écoeurait, celui qui se faisait voler son lunch par les bullies de l’école. Je les haïssais, les salauds; chaque matin, je me levais avec la volonté de me tenir debout devant eux et de leur foutre mon poing sur la gueule. Et chaque matin,  je penchais la tête et je leur donnais mon lunch sans rien dire. Je me détestais, je m’en voulais d’être aussi mou. Et je croyais bêtement que les choses changeraient quand j’atteindrais l’âge adulte. Après tout, on dit que les femmes aiment les hommes intelligents et ambitieux. Hé bien, j’ai une belle job, je suis brillant, et, devinez quoi, je n’ai jamais été aussi seul de toute ma vie. Parfois, je me dis que ce serait plus facile de simplement en finir. Me brûler la cervelle, tout foutre en l’air, envoyer chier cette saleté de société qui valorise seulement l’image, cette chienne de vie, je n’en peux plus, je crie, je crie, mais personne n’entend, personne n’écoute, surtout. Alors, je crie seul dans le noir. Seul dans le vide le plus total. Je ne sais plus quoi faire, j’ai perdu tout espoir que ça change un jour…

KATHLEEN – Pauvre p’tit. Bon, mon heure est finie, mon beau. Ça fera 150$.

M. McGILL – Quoi ? Déjà fini ? Mais… on n’a fait que parler tout le long.

KATHLEEN – Ben oui, mais ça ne change rien au fait que l’heure est passée, mon p’tit pit’. Je suis désolée, mais c’est comme ça.

M. McGILL – Bon, OK. Voici 200$. Gardez le reste, mademoiselle. J’espère que ce Frank vous traite bien.

KATHLEEN – Entre vous et moi, Frank est pas très correct avec les filles. Mais j’ai besoin de l’argent. Faut c’qui faut, hein ?

M. McGILL – Oui, j’imagine. Belle vie de chien. Écoutez, mademoiselle, ça m’a fait du bien de vous parler. Je voulais vous remercier. Est-ce que je peux vous inviter à souper ?

KATHLEEN – Euh… ben, c’est parce que c’est pas vraiment l’but. Mais bon, pourquoi pas ? J’trouve que vous faites pitié, voici mon numéro : 555-1729.

M. McGILL – Merci, mademoiselle. Je vous appellerai sans faute. À bientôt.

 

(Plus tard dans la soirée)

 

KATHLEEN – Eille, Claudia, je suis pas sûre que c’est faite pour moi, tout ça.

CLAUDIA – Comment ça ? Tu m’as dit toi-même tantôt que ça s’était bien passé avec ton premier client.

KATHLEEN – Ben, justement, parlons-en de ce client. Pauv’ p’tit, c’était un p’tit monsieur qui avait l’air gentil comme tout, pas de méchanceté pour une miette.

CLAUDIA – C’est bien, non ?

KATHLEEN – Non, justement. Il a passé toute l’heure à parler, le gars a des vrais problèmes, il déteste sa vie, il veut s’pitcher en bas du fleuve.

CLAUDIA – En bas du pont, tu veux dire ?

KATHLEEN – Euh… oups ! Hi hi ! Oui, j’voulais dire qu’il voulait s’pitcher dans l’fleuve et s’pitcher en bas du pont en même temps, ç’a mal sorti !

CLAUDIA – T’es comique, Kathleen, je suis contente que tu sois avec moi, ça rend mes soirées de travail moins rushantes.

KATHLEEN – Oui, mais tu comprends pas, Claudia. Moi, c’gars-là, ça m’affecte. J’veux pas rencontrer des trous d’cul, mais en même temps, si j’rencontre plein d’bons gars comme ça, j’vais les prendre en pitié. En plus, il m’a demandé mon numéro de téléphone.

CLAUDIA – Est-ce que tu lui as donné ?

KATHLEEN – Euh, non, j’suis un peu gênée là-dessus.

CLAUDIA – Comment ça ?

KATHLEEN – J’lui ai donné l’numéro d’téléphone d’une ligne d’aide pour les déprimés que j’ai vue annoncée à la télé l’autre jour…

CLAUDIA – Ben, c’est bon, non ? Ça va peut-être l’aider.

KATHLEEN – Oui, mais l’gars pense qu’il appelle une fille qu’il trouve de son goût et il va tomber sur ça. Il va sans doute se dire qu’il se fait niaiser par une femme une fois de plus. Pauv’ p’tit.

CLAUDIA – Kathleen, tu peux pas sauver l’monde, tu devrais savoir ça.

KATHLEEN – Ouais, c’est sûr, mais bon… pourquoi je me suis laissée embarquer dans tes niaiseries. J’voulais qu’tu lâches, pas que ce soit moi qui embarque.

CLAUDIA – Arrête donc de te plaindre, tu t’es faite 200$ juste à écouter un gars parler tantôt, c’est bon, non ?

KATHLEEN – Ouais. En tout cas, je me sens mal par rapport à ça, OK.

 

(Le lendemain soir, Devil’s Daughters envoient Kathleen chez un certain Branlie. Le jour même, des rumeurs avaient fait le tour du milieu qu’un dangereux criminel venu d’Indianapolis, le « Arm Breaker », une espèce de fou qui brise les bras des prostituées, était en fuite de la police et se serait peut-être établi à Montréal. Sachant cela, Frank et Brews ont engagé des fiers à bras pour suivre les filles et les protéger lors de leurs appels. Pour ce rendez-vous avec Branlie, c’est J-P qui suit Kathleen.)

 

BRANLIE – Euh… bonsoir, toi, tu es Kathleen, j’imagine. Lui, c’est qui ?

KATHLEEN – Lui, c’est J-P, mon chauffeur. J’espère que ça n’te dérange pas trop, il va rester avec nous pendant notre rendez-vous. C’est pour protéger les filles parce qu’il y aurait peut-être un fou en ville.

BRANLIE – Quoi ? Comment ça, il reste avec nous ? Eille, les hommes, ça m’intéresse pas, moi ?

J-P – Me semble, ouais…

BRANLIE – Quoi ?

J-P – Non, rien. Laisse tomber. R’garde, j’vais rester dans la salle de bains, vous allez quand même pouvoir faire vos affaires. Fais que capote pas.

BRANLIE – Euh… bon, OK. Ç’a ben l’air que j’ai pas l’choix, anyway.

J-P – Pas vraiment, non.

 

(Branlie et Kathleen vont au salon pendant que J-P s’assoit sur le bol de toilette et se met à regarder un épisode d’Andromeda sur son lecteur multimédia portatif qu’il avait failli perdre la semaine précédente lors d’une virée avec Frank et Brews.)

 

BRANLIE – Kathleen, ça s’peut-tu que j’t’aie déjà vue au Boccacino’s du centre-ville ? Tu y vas des fois ?

KATHLEEN – Ben, euh… C’était peut-être juste une fille qui me ressemblait. Je sais pas.

BRANLIE – OK. Bon, mets-toi toute nue.

KATHLEEN – Coudonc, tu perds pas de temps, toi ! Tu m’offres même pas un verre, rien, envoye, toute nue, tout de suite la pitoune.

BRANLIE – J’ai rien à boire, anyway. Mon chèque de chômage est pas encore rentré depuis qu’j’ai été congédié dans des circonstances tout à fait injustes le mois dernier.

KATHLEEN – Ben, là. T’es chômeur en plus. T’as-tu l’argent pour me payer au moins ?

BRANLIE – Ben oui, t’en fais pas. Il me restait 200 $ dans mon compte de banque. Y en a 160$ pour toi, je vais te laisser un pourboire si t’es fine.

KATHLEEN – Dix piasses ! Wouhou ! T’es vraiment fin. Quelle générosité.

BRANLIE – Je sais, merci.

KATHLEEN – En toué cas… tin, v’là un condom. Compte pas sur moi pour te l’mettre, disons que notre super conversation m’inspire pas ben ben.

BRANLIE – Pourtant… attends, je reviens, ça me gêne de mettre ça devant toi.

 

(Branlie s’en va dans la salle de bains où J-P est tout content de voir une des pitounes d’Andromeda se retrouver les seins à l’air. Sa réaction est toute autre lorsqu’il voit Branlie arriver devant lui avec une érection.)

 

J-P – Tu fais quoi, là ?

BRANLIE – Ben, j’viens mettre un condom.

J-P – Pis t’étais pas capable de mettre ça dans la chambre ? Fallait que tu viennes m’écoeurer et me rentrer des images d’horreur dans la tête alors que j’viens juste de voir les seins de Rommie.

BRANLIE – Ben, ça m’gênait d’faire ça devant la fille, là, Kathleen.

J-P – Fais qu’ça t’gênait moins d’faire ça devant moi ???

BRANLIE – Écoute, là, prends pas ça mal, mais à force de m’ostiner avec toi, j’suis en train d’perdre mon érection. Fais que j’vais branler ma queue un peu, histoire d’y r’donner vie rien qu’un peu.

J-P – Quoi ? Mon sacrement, c’est pas vrai qu’tu vas t’branler d’vant moi ! Crisse de masturbateur !

 

(J-P empoigne Branlie et le lance lourdement sur le mur. Il le prend par le bras et lui fait une brutale descente du coude. Kathleen suit le colosse et les deux se sauvent avec l’argent de Branlie, qui appelle la police pour se plaindre qu’on lui a brisé le bras lors d’un appel à une escorte – hé oui, il est con, il raconte ça comme ça aux policiers. Le lendemain matin, tous les agents sont à la recherche de J-P.)

 

BIG GUILLAUME (le policier) – On tient le « Arm Breaker », c’est sûrement ce « J-P ». Ce sera notre heure de gloire. Toute l’Amérique nous regarde. On va l’avoir, ce sale pourri. Personne ne viendra briser les bras de nos fières escortes montréalaises qui travaillent si fort malgré l’oppression d’une société entière.

LA MÈCHE (un collègue) – Pardon, Big Guillaume, qu’est-ce que tu disais à propos des escortes montréalaises ?

BIG GUILLAUME – Euh, non, rien. Toutes des pas fines qui valent pas cher.

LA MÈCHE –  T’as ben raison, Big Guillaume, 150$ de l’heure, c’est vrai que c’est pas cher. Parfois, c’est même moins qu’ça, en plus. Y en a à 80$ !

BIG GUILLAUME – Ah ouais ? Wow ! … Euh… j’veux dire, maudit qu’c’est écoeurant. Ç’a pas d’bon sens. Mais, euh… c’est où qu’t’as entendu ça, 80 $ ?

 

(La scène se termine avec les deux policiers qui discutent, M. McGill dans son pyjama en flanellette qui finit une bouteille de scotch, Kathleen qui retient des larmes sous sa douche et Branlie le bras dans le plâtre qui sort de l’hôpital au lever du soleil. La chanson Le cœur au vif, d’ Éric Lapointe, joue en musique de fond : On a mal aux tripes, mais on sait que ça passera, on a r’çu bien des gifles, mais on est encore là; au bord du précipice, faut croire qu’on est faits pour ça, la vie c’est une câlisse qui dira oui tant qu’on s’mettra, le cœur au vif, ton ange s’est envolé, le mien avait des griffes pour mieux me faire chanter, pour mieux m’abandonner, le cœur au vif…)

Tout le monde en bave – Épisode 5 17 juin 2007

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tlmeb.jpg(ATTENTION : Ceci est ma nouvelle histoire de fiction. Toute ressemblance avec des personnes réelles est tout à fait fortuite… Le sujet est délicat. Si vous avez peur de vous reconnaître dans certains personnages controversés, ce n’est pas pour vous. Bref, si ça vous insulte de vous trouver des ressemblances avec des proxénètes, des vendeurs de drogue, des policiers et des travailleurs de prison véreux, des drogués sans espoir, des désespérés, des prostituées et leurs clients, NE LISEZ PAS. Sinon, amusez-vous bien à découvrir cet univers où tout le monde il est croche, tout le monde il est sale. Toutes ces conneries sortent tout droit de mon cerveau et de celui de Serge, nous n’avons fait aucun test sur les humains ou les animaux pour produire cette ”oeuvre”. S’il y a des invraisemblances, ce n’est pas de notre faute, Mindy n’était pas disponible pour nous guider dans la création.)

CINQUIÈME ÉPISODE – DÉCROCHÉS

 

CANDY-LINE – Ouais, Frank, écoute, je suis ben désolée, mais là, j’ai décidé que j’vais continuer avec Maryse. C’est juste que…

FRANK – (contrarié) C’est juste que quoi ?

CANDY-LINE – Ben, Maryse, ‘est fine avec moi. J’y ai parlé une couple de fois pis est sweet. Elle me met pas de pression, ‘est toute en douceur. Tsé, j’pourrais faire mon propre horaire, choisir mes propres clients…

FRANK – Bon, là, on va mettre une chose au clair, ma p’tite. Tu crois vraiment que choisir tes clients, ça va rendre ta vie plus agréable ? Crisse que t’es naïve, tu comprends donc rien ? Si tu te mets à choisir tes clients, tu vas être pognée avec un paquet de ‘stalkers’ potentiels qui vont rêver à toi jour et nuit, qui vont vouloir t’inviter au resto pis au chalet la fin de semaine. Y vont t’appeler 100 000 fois par jour pis éventuellement, tu vas devoir appeler la police pour qu’ils enferment l’esti d’malade qui a fini par trouver où t’habites pis qui r’garde chez vous avec des jumelles.

CANDY-LINE – Tu dis n’importe quoi juste pour me faire peur.

FRANK – Non, non, j’te dis. Cré-moi pas si tu veux, mais tu vas voir que tu vas r’venir icitte en braillant. Au début, sont ben fins, tes réguliers. Après, y deviennent des ostis d’sangsues qui sucent ton sang parce qu’y capotent qu’y ont pas d’vie, fais qu’y transposent ça su’ toi.

CANDY-LINE – Frank, tu devrais pas fumer l’pot à Manu, tu sais qu’ça t’fait pas un bon effet. Anyway, mon idée est faite.

FRANK – Bon, ben, vas-y, chez les ‘Douces à Maryse’, ‘erjoindre tes tites amies, Natalia pis Melissa. J’ai pu besoin d’vous aut’, anyway, j’en ai d’autres plus hot qui vont rentrer bientôt.

CANDY-LINE – Tu dis juste ça pour être méchant. Tsé, Frank, si tu faisais moins ton tough des fois, peut-être que tu pourrais être un bon gars. En quèkpart, t’as sûrement un gars fin et sweet au fond de toi.

FRANK – Eille, sacrement. Lâche-moi la psycho à deux cennes, OK ? Si j’veux m’faire psychanalyser, m’as aller voir une professionnelle, pas une p’tite pute cheap…

CANDY-LINE – J’SUIS PAS UNE PUTE CHEAP !!! Mon tabarnak, appelle-moi jamais cheap, mon esti d’beau salaud. Pis j’suis une escorte, pas une pute. C’est pas pareil, c’est toi-même qui me l’as dit.

FRANK – Pis ? Tu t’souviens-tu d’la différence ? Envoye, explique-moi, la smatte. T’étais tellement gelée quand j’t’ai dit ça qu’tu t’souviens même pu de rien, j’gage.

CANDY-LINE – Va chier, Frank. (Elle raccroche le téléphone.)

FRANK – Pff… j’avais pas besoin d’elle, anyway. Bon débarras.

 

(Le lendemain soir.)

 

MARYSE – Les ‘douces à Maryse’ à votre service, votre désir est notre plaisir, comment puis-je vous aider ?

GOSSELIN – Oui, bonsoir, ce serait pour voir Melissa.

MARYSE – C’est-tu Gosselin encore, ça ? Me semble que j’vous reconnais, vous.

GOSSELIN – Euh, ben…

MARYSE – Faites pas l’smatte avec moi, j’vais vous r’connaître quand vous allez me donner l’adresse anyway. Come on, Gosselin, tu sais c’qu’on s’est dit l’autre soir.

GOSSELIN – Oui, mais… je fais rien de mal, je veux juste voir Melissa.

MARYSE – Oui, mais elle, elle veut pas te voir. Tu lui fais peur, mon beau Gosselin. Elle dit que t’arrêtes pas d’dire que tu veux être son chum pis qu’elle est la seule dans ta vie, etc. T’es-tu au courant, mon Gosselin, que les escortes, elles te vendent du rêve, pas la réalité ?

GOSSELIN – Oui, mais elle, elle m’a dit qu’elle me trouvait tellement hot qu’elle a peur de tout flusher pour moi. Moi, j’pense qu’elle a peur de trouver le vrai amour.

MARYSE – Mon pauv’ Gosselin, tu t’en fais, des belles idées. C’est sûr qu’elle va t’dire que t’es hot quand elle est toute seule avec toi. Elle va faire quoi ? Te dire que t’es cave et trop macho et qu’tu baises comme un pied enfoncé dans l’cul d’un rhinocéros ?

GOSSELIN – Enfoncé dans quoi ???

MARYSE – Non, rien, j’ai dû entendre quelqu’un dire ça quèkpart à un moment donné. Ça devait pas avoir rapport avec toi…

GOSSELIN – Ah OK.

MARYSE – En tout cas, Gosselin, je suis ben désolée, mais Melissa, elle m’a dit explicitement qu’elle ne voulait plus t’voir parce que t’a gossais trop. J’m’excuse, mais si tu veux voir une autre, j’peux toujours t’envoyer ma p’tite nouvelle Candy-Line. Elle a du caractère en baptême,  peut-être que tu vas l’aimer. Mais t’es mieux d’être fin, si tu m’traumatises une aut’ fille, j’vais t’mettre sur ma liste noire.

GOSSELIN – Euh… moi, les filles avec du caractère, ça me fait pas ben ben tripper.

MARYSE – C’est vrai, t’as pas ben ben l’air d’aimer ça t’faire répondre, toi. J’pense qu’on a un problème, d’abord.

GOSSELIN – Comment ça ?

MARYSE – Ben, à soir, j’ai juste des filles avec du répondant. La seule qui est toute douce et fine, c’est Melissa, mais a veut rien savoir de toi.

GOSSELIN – Coudonc, pas obligée d’en r’mettre en plus, cibole.

MARYSE – Ben, là, r’garde, mon Gosselin. Moi, j’dis les choses telles qu’elles sont. T’aimes ça ou t’aimes pas ça, mais j’suis faite de même.

GOSSELIN – Ben, moi, j’aime pas ça, OK ! Bye ! (Il raccroche le téléphone.)

MARYSE – Ci-boire ! J’pense qu’il va brailler. (Elle rit.)

 

  

(Le même soir.)

 

MIREILLE – Oui, allo ?

FRANK – Salut, Mimi, c’est Frank. Écoute, j’ai un problème.

MIREILLE – Salut, Frank. Comment ça, t’as un problème, qu’est-ce qui se passe ?

FRANK – Ben là, j’viens d’perdre trois filles en une semaine pis j’en ai perdu deux autres la semaine avant. J’ai besoin d’ton aide, t’aurais pas d’autres filles pas pires qui sortiraient bientôt ?

MIREILLE – Ouin… Pas vraiment, malheureusement. J’ai Madame Football, mais tu devineras d’après son surnom qu’est pas exactement faite pour la job.

FRANK – Pas fort, on dirait. Shit, qu’est-ce que m’as faire, Maryse me vole toutes mes filles. Elles trouvent qu’est plus fine avec eux autres, elle.

MIREILLE – Elles ont peut-être raison…

FRANK – Ben voyons, Mimi, tu m’connais, tu sais que…

MIREILLE – Justement, j’te connais. T’as du travail à faire sur toi-même, mon cher.

FRANK – Eille, c’est pas ma faute, pis tu l’sais…

MIREILLE – Tu veux-tu en parler ? Tsé, moi, j’pense que si tu règles pas tes histoires par rapport à ta mère, ça va t’tuer un m’ment donné.

FRANK – Crisse, Mimi, esti que j’y en veux. J’ai passé toute mon enfance sans avoir un vrai père parce qu’elle, a passait tout son temps d’un twit à l’autre. Toutes des estis d’ivrognes qu’y a battaient, qu’y a fourraient pendant qu’j’pleurais dans ‘pièce à côté. Ces sacrements-là prenaient toute le cash qu’a s’était faite pendant l’temps qu’a faisait la pute quand j’avais 2 ans, pis y se l’foutaient din poches. Pis après, c’est moi qui devais ramasser les pots cassés quand ma mère saoûlait sa peine dans l’gin.

MIREILLE – Pis tu lui en veux encore de t’avoir crissé là tout seul à 13 ans, right ?

FRANK – Crisse, quand t’as c’t’âge-là, t’es pas prêt à affronter la vie tout seul, quessé tu penses ? ‘Est partie un matin pis ‘est jamais revenue. Le propriétaire du bloc s’est occupé d’moi pendant quelques semaines – en fait, il a abusé de moi sexuellement, le vieux câlisse, fais que j’me suis sauvé.

MIREILLE – Frank, tu l’as pas eue facile, mais tu sais qu’tu dois faire face à ça. Tu dois vaincre tes démons intérieurs. Si tu l’fais pas, tu vas continuer à t’ronger en dedans pis tu vas continuer à avoir d’la misère à dealer avec le monde.

FRANK – Oui, je l’sais. T’as raison, Mimi. Ça fait du bien d’te parler, en tout cas. C’est gentil d’m’écouter.

MIREILLE – Ben, tu sais qu’c’est ma force, la bonne oreille réconfortante.

FRANK – C’est vrai. Bon, ça règle pas mon problème immédiat, ça, pareil. Écoute, t’es sûre que ça t’tente pas d’travailler pour moi un soir ou deux en attendant que j’retombe sur mes pattes ?

MIREILLE – Crisse, Frank, faut-tu que j’te fasse un dessin ? J’t’ai dit que j’ferais jamais ça, j’tenvoie des filles, mais j’ferai pas d’clients, OK ? Réfléchis un peu, ça va t’faire du bien, j’pense. Bye, joyeux Noël. (Elle raccroche.)

FRANK – Coudonc, ciboire, qu’est-ce qu’elles ont toutes à m’raccrocher au nez de c’temps-là ? Candy-Line hier, Mireille ce soir. Sont-tu dans leur PMS, calvaire ? Bon, ben qu’a mangent d’la marde, m’as m’rouler un autre joint. Manu, lui au moins, y est fiable.   

J’aurais voulu être un artiste ! 13 juin 2007

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karaoke.jpgLe karaoké, ça vous rappelle des bons souvenirs, gang ? Sachez que les mauvaises langues qui crient que je chante mal sur tous les toits de Montréal seraient sans doute restées bouche bée ce samedi s’ils avaient été témoins de ma double prestation dans un bar au party d’anniversaire d’une amie. Faut dire que ces mauvaises langues m’ont vu à l’oeuvre une seule fois et alors que j’étais plus saoûl qu’Éric Lapointe un vendredi soir au Solid Gold. Parlant d’Éric Lapointe (appréciez le lien), je me suis attaqué à son classique des classiques, N’importe quoi, la brûlante ballade émotive qui l’a mis sur la mappe, comme on dit. Vous serez peut-être surpris d’apprendre que j’ai fini la chanson avec l’écrasante majorité des femmes du bar suspendues à mes lèvres, me suppliant de continuer (bon, OK, j’exagère un peu, mais j’ai eu droit à de chauds applaudissements et je me suis gagné des admiratrices qui sont venues me féliciter pour toute l’émotion que j’ai mise dans ma performance digne des grands du rock – ah oui, les gars aussi m’ont trouvé « ben hot »).

À mon retour sur la scène environ une heure et demie plus tard, j’ai offert une reprise endiablée de Summer of ‘69, de Bryan Adams. Et j’ai eu le plaisir de faire quelque chose que j’avais toujours rêvé de faire une fois dans ma vie : jouer la foule comme une vraie vedette du rock. Voyant que la foule du bar embarquait, j’ai tourné mon micro en sa direction et je les ai invités à chanter avec moi. Très puissant comme feeling. Bref, le jour où je serai devenu un grand chanteur rock, vous pourrez dire que vous avez assisté à la fois où j’ai démoli Photograph, de Def Leppard. Que voulez-vous ? Même les meilleurs se plantent parfois ;-) .

Sérieusement, gang, faut retourner au karaoké un de ces quatre. Me semble que je m’essaierais sur du Skid Row, du Ozzy,  du Green Day ou n’importe quoi d’autre, peu importe, dans le fond. En autant que Chipounet finit par aller la chanter, sa foutue toune de Rammstein, et que J-S nous fait son imitation la plus délirante de Janet Jackson.

Tout le monde en bave – Épisode 4 7 juin 2007

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tlmeb.jpg(ATTENTION : Ceci est ma nouvelle histoire de fiction. Toute ressemblance avec des personnes réelles est tout à fait fortuite… Le sujet est délicat. Si vous avez peur de vous reconnaître dans certains personnages controversés, ce n’est pas pour vous. Bref, si ça vous insulte de vous trouver des ressemblances avec des proxénètes, des vendeurs de drogue, des policiers et des travailleurs de prison véreux, des drogués sans espoir, des désespérés, des prostituées et leurs clients, NE LISEZ PAS. Sinon, amusez-vous bien à découvrir cet univers où tout le monde il est croche, tout le monde il est sale. Toutes ces conneries sortent tout droit de mon cerveau et de celui de Serge, nous n’avons fait aucun test sur les humains ou les animaux pour produire cette ”oeuvre”. S’il y a des invraisemblances, ce n’est pas de notre faute, Mindy n’était pas disponible pour nous guider dans la création.)

QUATRIÈME ÉPISODE – LE GRAND PRIX À PAYER

 

FRANK – Devil’s Daughters, this is Frank, who can you do for us? Bon week-end de Grand prix, si vous nous donnez votre billet de course, on vous donne une heure gratuite avec une fille !

PÉPÈRE – Franchement, em’ prenez-vous pour un cave ? Tu penses vraiment que j’vais t’donner mon ticket ?

FRANK – Non, mais vous seriez surpris, Monsieur, du nombre de twits qui tombent dans l’panneau.

PÉPÈRE – Sûrement des Américains. Y sont colons en esti, eux autres. Maudit que j’les haïs.

FRANK – Est-ce que je peux vous aider, Monsieur ? Quel genre de fille vous cherchez ?

PÉPÈRE – En fait, c’est pour réaliser un fantasme une dernière fois. Voyez-vous, j’suis quand même assez vieux, il me reste pus beaucoup de bonnes baises avant d’éteindre la chandelle.

FRANK – Vous essayez de me faire pleurer ou de vous convaincre parce que vous vous sentez coupable d’appeler ici ?

PÉPÈRE – J’te trouve un peu baveux, le jeune. Tu vas voir, un jour, t’auras mon âge et les femmes aux beaux p’tits culs et seins fermes, ce sera tes meilleurs souvenirs.

FRANK – Écoutez, c’est pas que j’vous trouve pas divertissant, mais c’est la fin de semaine du Grand Prix. Vous savez c’que ça veut dire ?

PÉPÈRE – Y a plein d’touristes qui parlent anglais en ville ?

FRANK – Euh… oui, si on veut. Justement, ces touristes bombardent ma ligne téléphonique depuis le début de la semaine. Ça, ça veut dire embraye, mon homme, j’ai pas toute la soirée pour t’écouter t’plaindre de ton sort. C’est quoi, tu veux, cibole ?

PÉPÈRE – OK, OK, pas besoin de se presser.

FRANK – Oui, justement…

PÉPÈRE – OK, regarde, j’veux une fille jeune. J’veux m’taper une p’tite pitoune bien ferme et pleine d’énergie pour une dernière fois.

FRANK – Crisse, on croirait entendre un mourant. Pétez pas au frette din bras d’une de mes filles, là, vous, OK ?

PÉPÈRE – Non, j’crois qu’ça va aller.

FRANK – Votre cœur supporte bien le viagra ?

PÉPÈRE – Comment tu sais qu’j’ai pris du viagra ?

FRANK – J’ai un bon instinct, j’imagine.

PÉPÈRE – Écoute, c’est un peu touchy. T’as-tu une fille de 16-17 ans ?

FRANK – T’es-tu un beu ?

PÉPÈRE – Non, je le jure. J’veux juste une fille pour me rappeler ma première baise.

FRANK – T’as perdu ta virginité à 16 ans ?

PÉPÈRE – Non, à 28 ans. Mais la fille avait 16.

FRANK – Crisse, le gars m’avoue ça d’même ! T’es quèkun, toi ! C’est quoi, ton nom ?

PÉPÈRE – Pépère, euh… j’veux dire Allan.

FRANK – Comme tu veux, Allan. T’avais pas dit que t’haïssais les Anglais tantôt, toi ?

PÉPÈRE – Euh…

FRANK – Bon, écoute. J’vais t’envoyer Tania. ‘Est pitoune en tabarnak. Pis, entre toi et moi, on va faire semblant qu’elle a 18 ans, même si on sait tous les deux que c’est pas vraiment ça. On se comprend ?

PÉPÈRE – Ben, elle a quel âge ? 16 ou 18 ?

FRANK – Crime, faut tout lui expliquer. C’est rough, l’Alzheimer.

PÉPÈRE – Bon, r’garde, d’une manière ou d’une autre, j’la prends, ta Tania. ‘Est mieux d’être bonne.

FRANK – Ah, pour ça, ‘est bonne en ciboire. J’espère qu’t’es pas trop plissé, parce que côté succion, ça déménage. Plus fort qu’un Électrolux.

PÉPÈRE – Un quoi ?

FRANK – Oublie ça, j’me parlais. J’t’envoie Tania où, mon gars ?

PÉPÈRE – J’suis au motel Chez Ginette. Vous savez c’est où ?

FRANK – Le motel de mononc’, oui, ça m’dit d’quoi. OK, Allan, attache ta tuque, Tania s’en vient. T’as gardes combien de temps ?

PÉPÈRE – J’sais-tu, moé ? J’peux pas d’viner combien d’temps ça va m’prendre à v’nir !

FRANK – Eille, coudonc, faut toute t’expliquer, toi ? Tu peux la garder une heure, deux heures, trois heures, quatre heures, whatever. C’est 150$ de l’heure.

PÉPÈRE – Ah OK. Ben, j’vais la garder deux heures.

FRANK – Pauv’ p’tite…

PÉPÈRE – Hein ?

FRANK – Non, rien. Bon, va t’préparer, Allan. A s’en vient.

 

(Le chauffeur J-P amène Tania au motel Chez Ginette. La jeune fille cogne à la porte de la chambre 205 et ce cher Pépère ouvre avec un grand sourire.)

 

PÉPÈRE – Wow ! Vous êtes très charmante, mademoiselle. Tenez, j’ai des fleurs pour vous.

TANIA – Ouais… première ‘date’ avec une escorte et il a des fleurs. On rit pus.

PÉPÈRE – Voici une coupe de vin. Laissez-moi prendre votre sacoche.

TANIA – (nerveuse) T’es malade ! Tu penses que j’vais donner ma sacoche comme ça à un inconnu ?

PÉPÈRE – Euh… ben… j’voulais pas vous faire peur. C’était pour être galant et vous aider.

TANIA – (qui redevient calme) Ah. OK. Excuse-moi, d’abord. J’pensais qu’t’étais un fucké qui voulait me voler.

PÉPÈRE – Moi ? Elle est bonne. Je suis doux comme un agneau.

TANIA – Bon. On passera pas la soirée à jaser, j’imagine. Tu dois ben vouloir fourrer, pis vite à part ça, vu qu’t’as pris du viagra. Frank me l’a dit.

PÉPÈRE – Ouais, OK. Allez vous préparer dans la toilette, je vais me mettre de la crème sur le corps en attendant.

TANIA – D’la crème ?

PÉPÈRE – Oui, pour pas avoir la peau trop rugueuse. J’veux quand même pas que vous vous accrochiez dans mes plis. Je suis un gentleman, alors le plaisir de ma compagne compte aussi.

TANIA – (un peu sous le choc) Euh… OK, la toilette est au fond ?

PÉPÈRE – Oui. Je suis tout excité. Vous êtes la première femme avec les seins plus haut que le nombril que je baise depuis la chute de l’Union Soviétique.

TANIA – L’Union quoi ? C’est un parti politique ?

PÉPÈRE – Pas vraiment. Mais ne perdons pas de temps. Si je viens vite, je vous expliquerai tout.

 

(De peine et de misère, Pépère baise Tania qui en profite pour regarder une reprise de Sex and the City sur la télévision de la chambre. Au moment de donner l’argent à la jeune fille, Pépère a une mauvaise surprise.)

 

BIG GUILLAUME – (qui ouvre la porte violemment) Freeze ! Police !

PÉPÈRE – Merde, un beu !

BIG GUILLAUME – Monsieur, j’aimerais savoir ce que vous faisiez ici en compagnie de cette jeune fille qui, parbleu, m’a l’air mineure.

PÉPÈRE – Euh… c’est ma fille. On se reposait avant de sortir en ville.

BIG GUILLAUME – Vous payez souvent votre fille en échange de faveurs sexuelles ?

PÉPÈRE – Vous vous trompez, Monsieur l’agent.

BIG GUILLAUME – Ah oui ? Et ça, c’est quoi ? (Il montre des pilules de viagra sur la table de chevet, des condoms usés par terre, de l’huile pour bébés, du lubrifiant, des gants pour laver la vaisselle et une spatule.)

PÉPÈRE – Ce n’est pas c’que vous croyez. Ma fille a de graves problèmes de peau. Elle souffre d’eczéma.

BIG GUILLAUME – C’est quoi le rapport ?

PÉPÈRE – Y en a pas, mais fallait bien que j’dise quèk chose.

BIG GUILLAUME – (qui réfléchit) Bon, écoutez. On peut peut-être arranger ça. Dans l’fond, ça va nous donner quoi que j’vous amène au poste tous les deux et qu’on remplisse plein de paperasse ? J’haïs ça, moi, la paperasse.

PÉPÈRE – Moi aussi.

BIG GUILLAUME – Est-ce que j’vous ai demandé votre opinion là-dessus ?

PÉPÈRE – Euh…

BIG GUILLAUME – Bon, toi, la jeune, tu vas m’donner l’argent du monsieur. Le p’tit monsieur, lui, il va tranquillement retourner chez lui, et nous deux, ma belle, on va s’amuser un peu. Tu sais qu’t’as des beaux p’tits pieds en passant ?

TANIA – Ah oui ? Merci, c’est gentil.

BIG GUILLAUME – Qu’est-ce que tu dirais de les frotter ben fort sur ma tête énorme ? Moi, ça m’ferait capoter ben raide.

PÉPÈRE – Si j’ai bien compris, j’peux m’en aller, moi là ?

BIG GUILLAUME – Encore ici, toi ? Ben envoye, scramme. Faut-tu que j’te l’dise 10 fois ?

PÉPÈRE – OK. En tout cas, bye, Tania. Merci, c’était super.

 

(Pépère se sauve pendant que Big Guillaume se penche devant Tania, qui lui frotte énergiquement sa tête démesurément grosse avec ses tout petits pieds mignons. Plusieurs heures et quelques ampoules de pied plus tard, Tania peut retourner chez elle. Le lendemain, en apprenant ce qui est arrivé, Frank pénalise Tania de 200$ sur ses prochains clients – malgré le désaccord de Brews, qui souhaitait faire preuve d’indulgence avec la jeune fille – et déclare la guerre à la police montréalaise.)

 

FRANK – Les beus, on peut jamais leur faire confiance. C’est comme des punaises qui… (etc. – la musique du générique enterre ce qu’il dit, désolé.)    

La réponse est… euh… 4 juin 2007

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Ça fait longtemps qu’on ne s’est pas amusés autour d’un vidéo. Alors, en voici un que vous allez sûrement aimer. Absolument incroyable ! Vive Youtube !

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Tout le monde en bave – Épisode 3 4 juin 2007

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tlmeb.jpg(ATTENTION : Ceci est ma nouvelle histoire de fiction. Toute ressemblance avec des personnes réelles est tout à fait fortuite… Le sujet est délicat. Si vous avez peur de vous reconnaître dans certains personnages controversés, ce n’est pas pour vous. Bref, si ça vous insulte de vous trouver des ressemblances avec des proxénètes, des vendeurs de drogue, des policiers et des travailleurs de prison véreux, des drogués sans espoir, des désespérés, des prostituées et leurs clients, NE LISEZ PAS. Sinon, amusez-vous bien à découvrir cet univers où tout le monde il est croche, tout le monde il est sale. Toutes ces conneries sortent tout droit de mon cerveau et de celui de Serge, nous n’avons fait aucun test sur les humains ou les animaux pour produire cette ”oeuvre”. S’il y a des invraisemblances, ce n’est pas de notre faute, Mindy n’était pas disponible pour nous guider dans la création.)

 

TROISIÈME ÉPISODE – OPPORTUNITÉS DE CARRIÈRE

MIREILLE – Pis, les filles, contentes de sortir demain ?

RITA – Mets-en ! Mais j’avoue en même temps que ça me fait un peu peur. Tu sais, ça fait quand même un p’tit bout que je suis en dedans. Dehors, la vie, c’est autre chose. Mais grâce à tes bons conseils, Mireille, je crois que je peux repartir ma vie du bon pied.

EVA – Oui, moi aussi, je te dois beaucoup, ma belle Mireille. Tu m’as tellement aidée, j’suis plus la même femme que quand je suis rentrée icitte en dedans.

LISA – T’es notre meilleure, Mireille. On va beaucoup s’ennuyer de toi et d’tes bons conseils.

MIREILLE – Ah, les filles. N’en jetez pas trop, la cour est pleine. Vous savez que je suis contente de vous avoir aidées. Je sais que c’est difficile parfois, pour une femme, de se retrouver en dedans du jour au lendemain. Alors, j’ai essayé de vous écouter et de vous comprendre pour vous aider dans votre cheminement ici. Et maintenant vous êtes des femmes nouvelles, prêtes à affronter la vie après avoir payé votre dette à la société.

LISA – Je suis confiante, grâce à toi. Bien sûr, je suis un peu nerveuse, comme Rita. Mais ça devrait bien aller.

EVA – On va te faire honneur, Mireille.

MIREILLE – Hum… écoutez, les filles, je peux peut-être vous aider quand vous serez rendues dehors. J’ai un contact qui pourrait vous offrir une job. C’est très payant et pas trop forçant. Pas besoin de faire des longues heures à suer et à torcher des clients dans un resto miteux. Ça pourrait vous aider quelque temps.

LISA – C’est quel genre de job, ton contact ? On fait du téléphone ? On vend des produits ?

MIREILLE – C’est un peu ça, en quelque sorte, oui. Vous vendez un produit. Et plusieurs services selon les spécificités des clients.

RITA – Ouais, je trouve que ça a l’air vraiment cool, ta job. Mireille, t’es vraiment la best.

EVA – Ça, c’est vrai. Eille, combien de personnes ici iraient jusqu’à nous offrir une job pour nous aider à réintégrer la société ? T’es vraiment trop géniale.

LISA – Tu sais, Mireille, c’est vraiment un cadeau du ciel que je t’aie rencontrée. T’es super !

MIREILLE – Tenez, les filles. Quand vous serez dehors, appelez ce numéro-là et demandez pour Frank. Il va bien s’occuper de vous. Vous allez voir, c’est vraiment le meilleur.

 

(Plus tard, ce jour-là.)

 

FRANK – Oui, allo, Frank à l’appareil.

MIREILLE – Salut, Frank, c’est Mimi, ça va ?

FRANK – Super, comment va la belle Mimi ?

MIREILLE – Très bien. Écoute, j’ai des bonnes nouvelles pour toi.

FRANK – Shoote.

MIREILLE – J’ai donné ton numéro à trois filles icitte et elles vont t’appeler pour une job. Tu cherches toujours des nouvelles recrues, right ?

FRANK – Bien sûr. Plus on en a, mieux c’est, tu sais ben.

MIREILLE – Bon, ben écoute, y en a une, Rita, une Ukrainienne un peu carrée, un look tough, je pense que tes clients qui aiment ça rough vont bien l’aimer. J’ai aussi Eva, une petite Italienne avec un méchant caractère mais un style sexy pareil, des p’tites lunettes cutes, ça devrait pogner, je crois. Et y a aussi Lisa. Elle, elle est pas mal cochonne, elle parle tout le temps de d’ça et y avait des rumeurs qu’elle aurait fait des affaires avec pas mal de détenues ici et qu’elle faisait des pipes aux gardiens de nuit.

FRANK – Ça m’a l’air pas mal winner comme nouveau stock, tout ça.

MIREILLE – Prends-en bien soin, c’est quand même des bonnes filles en quèkpart. Mais bon, je te fais confiance, je sais que tu vas bien t’en occuper. Y a jamais eu de problèmes avant entre nous autres.

FRANK – Tu sais ben qu’toutes les filles que tu m’envoies, j’les traite comme si c’étaient mes propres filles. En quèkpart, mes filles de Devil’s Daughters, c’est un peu comme des enfants que j’amène tranquillement vers l’âge adulte. Elles grandissent et deviennent plus fortes à travers moi.

MIREILLE – Je sais, on s’en est déjà parlé. En tout cas, t’es ben fin, merci encore.

FRANK – Ben, c’est moi qui t’dis merci. Hé, en passant, t’as-tu réfléchi à ce qu’on s’tait dit l’aut’ soir ?

MIREILLE – Frank, tu l’sais c’que j’pense là-dessus. Moi, j’traverse pas l’comptoir. J’t’aide à recruter des filles, mais j’irai pas faire des clients pour toi. Faudrait que j’sois mal prise en sale pour en arriver là.

FRANK – Tu fais chier, pareil. Crisse, Mimi, les gars, y paieraient des centaines de piasses en extra juste pour être avec toi, j’suis sûr.

MIREILLE – Tu dis juste ça pour m’amadouer. J’te connais, tsé, Monsieur le beau parleur. Tes belles paroles, ça m’fera pas changer d’idée là-dessus.

FRANK – Ben, moi, j’trouve ça dommage en crisse. T’aurais une belle carrière en avant d’toi, pis tu l’sais en plus. En tout cas, c’est toi qui perds le plus là-dedans.

MIREILLE – Fais-toi-s-en pas, Frank, si un jour, j’change d’idée, c’est pour toi qu’m’a travaillé, c’est sûr. OK ?

FRANK – Bon, d’accord. Allez, à bientôt, ma belle. Merci encore pour les filles, t’es vraiment super.

 

(Le lendemain, les filles appellent Frank et se présentent aux entrevues. Mal prises et pas vraiment dans une position pour dire non, elles acceptent la job à contrecoeur. Lisa et Rita ayant échangé leurs numéros de téléphone respectifs, elles discutent le soir même.)

 

LISA – Ouin, la job à Mireille, c’est pas vraiment ce à quoi j’m’attendais. Tu penses-tu qu’a s’est trompée de numéro ? C’est pt’être juste une bad luck ?

RITA – C’est ça qu’j’ai pensé. Elle a dû nous donner un mauvais numéro sans l’faire exprès. Peut-être qu’elle avait c’numéro-là parce qu’une des filles l’avait et qu’elle lui a confisqué. Et après, elle nous l’a donné sans l’faire exprès. Des fois, ça y arrive d’être dans ‘lune.

LISA – Ben, tsé, tu connais Mireille. J’pense pas qu’elle nous enverrait faire la passe de même. Elle est ben trop fine, elle veut nous aider pis toute.

RITA – C’est plate, j’suis sûre qu’elle devait être dans l’lune. En passant, toi, ton entrevue, tu l’as eue avec le p’tit bedonnant pas d’ch’veux ou l’gars à lunettes ?

LISA – Ni l’un ni l’autre, finalement. Le gars à lunettes m’a dit qu’il en savait déjà suffisamment sur moi et qu’il ne serait pas objectif, alors c’est son ami, un gros beef ben fin avec des lunettes, qui m’a fait passer l’entrevue. Pis toi ?

RITA – Moi, c’est l’p’tit bedonnant. Tu vas trouver ça fucké, mais j’ai trouvé ça pas pire. Il m’a laissée l’dominer au boutte, c’était pas mal sauvage.

LISA – As-tu parlé à Eva ? Elle, j’crois que c’est l’gars aux lunettes qui l’a interviewé. Je l’sais, parce que son ami qui m’a passée, moi, avait l’air en crisse et il m’en a parlé. J’pense qu’il aurait aimé switcher, mais ç’a l’air que c’est le gars aux lunettes qui prend les décisions, si j’me fie à c’que j’ai vu.

RITA – Ben, Eva, elle a un p’tit style que ben des gars aiment, j’pense.

LISA – Ouais, mais nous aussi, Rita. Faut pas oublier ça. Écoute, j’suis crevée, j’pense que j’vais aller m’coucher. On s’voit demain à ‘ job. Crisse que j’suis nerveuse. J’espère que ça va bien se passer, quand même.

RITA – Ouais, ce serait quand même poche d’être congédiées de notre première job après avoir faite notre temps. C’est sûr que c’est pas la job que j’espérais, mais si ça paye les bills au début, I guess que j’vas endurer pour un boutte.

LISA – C’est comme ça que j’vois ça aussi. Bon, ben à demain.

(Tard cette nuit-là, après la fin de la nuit de travail, Frank fume un joint en compagnie de Brews.)

FRANK – On est tous attirés vers le vice, c’est comme un aimant malsain. On peut se faire accroire le contraire, on peut se mentir à soi-même pendant des années, ça finit toujours par nous rattraper. C’est dans le regard aguicheur d’une pute de rue, c’est dans la tentation de la ligne de coke sur la table, c’est dans cette pulsion de transgresser les règles, de défier la mort, de dire ”je suis plus fort que toi” à cet univers qu’on ne contrôle pas. Qu’on soit un PDG, un vendeur d’assurances ou, pire, un banlieusard, on veut ressentir ce rush juste une fois, savoir ce que ça fait, parce que frôler la mort, la défier, c’est vivre à pleine vitesse, c’est savoir qu’on est toujours si près de la fin. Crisse qu’on se sent vivant quand on a joué avec notre propre vie, quand on revient de la mort. C’est pour ça qu’on couche avec des guidounes sidatiques sans se protéger, qu’on partage une aiguille avec un junkie, qu’on provoque un motard en pleine ruelle, qu’on conduit un char à toute allure les yeux bandés. Pour vivre, man ! Pour sentir ce rush dans nos veines. Anyway. Moé, m’en vas m’coucher.

BREWS – Ouais, fais donc ça, moé, j’m'en vas chez nous…

(Bonne fête, Mimi ! ;-) )

 

Une invasion barbare 3 juin 2007

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lov_jn_3005071.jpgÇ’a l’air qu’on se serait fait voler de 500 000 $ + par le camp du NON lors de la dernière campagne référendaire. Le premier ministre (pour encore combien de temps ?) Jean Charest a appelé le rapport Grenier un ”pétard mouillé”. C’est vrai que 500 000$, dans un budget, c’est presque rien. Mais (et c’est un énorme mais) aucune trace des dépenses reliées au love-in n’a été trouvée. Je vous pose la question : ça coûte combien faire venir 500 000 personnes par avion pour une journée à Montréal, frais d’hôtel et d’organisation compris ? Évidemment, on ne le saura jamais.

Mais, pour le fun, voici les chiffres que j’ai trouvés en cherchant un peu sur Internet : un aller-retour Vancouver-Montréal par WestJet, le 30 octobre prochain : 348 $ ; une nuit au Marriot à Montréal (je doute que nos tinamis aient couché au Motel Chez Gérard), le 30 octobre prochain :  229$. On peut donc avancer que chaque Vancouverois qui s’est pointé a coûté environ 500+ $, peu importe les rabais consentis par les compagnies aériennes. Évidemment, ils ne sont pas tous venus d’aussi loin que Vancouver, nos tinamis qui nous ”aiment”. Mais baissons la moyenne à 250$ par personne. Ça donne 125 millions de dollars et on n’a encore rien organisé (fallait bien l’organiser, cette manifestation – sécurité, préparation, etc.).

Parle-t-on toujours d’un pétard mouillé ici ? Chaque vote qu’on a tenté d’acheter ce jour-là a coûté environ 50$, ça commence à être beaucoup. Si nos tinamis nous avaient aimés autant qu’ils le prétendaient, ils seraient restés chez eux plutôt que de se payer un trip à Montréal aux frais de notre démocratie. Ils ont appelé ça le love-in, j’appelle plutôt ça un acte de guerre.